Mon grand frère vient de devenir père à 46 ans. Je ne le connaissais pas si tendre, si affectueux, si « pris par les tripes ». Il me disait son bonheur cette semaine, j’étais touchée de l’entendre et lui répondais que tout le reste de l’aventure est beau. Avec cette naissance, je suis devenue tante pour la première fois. Quelle fierté ! Et que de questions ! Dois-je commencer, moi aussi, à dire : « Si t’as grandiiii ! » à chaque fois que je vois le petit ? Dois-je commencer à mettre trop de parfum ? À porter des robes à grosses fleurs ? À rire trop fort ? À donner trop de bisous ? Qui suis-je pour ce petit homme ? Ni mère, ni amie… Un lien à inventer. Je me demande si « Erika » va sonner aux oreilles de mon neveu comme le nom de mes tantes « Thérèse », « Denise » et « Gisèle » à mes oreilles. Mon rôle de tante me ramène à mon lien avec mes quinze tantes (oui, quinze : ça fait beaucoup de bisous à Noël !) : un lien d’affection, un lien rassurant, qui me rappelle la force de la grande famille.

 

Pour ne manquer aucune chronique d’Erika Leclerc-Marceau, une seule solution : l’abonnement !

Cet article fait partie du numéro 190 (→ Acheter)