Le Blog

Activités, handicap, mais pas que…

Jeanne Le Penglaou est animatrice, éducatrice, directrice de séjours adaptés, et aujourd’hui chargée de mission #handicap.  Elle a pu constater qu’il est difficile pour les parents, les animateurs, les éducateurs et les amis des personnes en situation de handicap mental et/ou physique ayant une faible autonomie de trouver des activités adaptées qui sortent de l’ordinaire. D’où l’idée de ce site, magnifiquement réalisé et fourmillant d’idées, adaptées à… tout un chacun ! Bravo !

 

 

 

 

Nous, enfants…

« J’adore cette photo ! Tout comme toi, elle me ramène des années en arrière. Nos parents n’avaient pas d’argent, mais s’étaient arrangés pour que l’on ait de vraies vacances, loin de chez nous, un vrai dépaysement, ma première rencontre avec la montagne ! Nous étions dans un chalet rustique, avec un seul robinet d’eau froide et des souris qui couraient sur nous la nuit. Je me souviens que j’avais une peur terrible de la cave où notre mère entreposait les fruits ! Eh oui, Pascal, tout comme à toi, des souvenirs matériels me reviennent : le short orange que je porte sur la photo, acheté pour l’occasion de ces vacances. Comme je l’aimais ! Il faut dire que j’ai souvent porté les affaires de mes sœurs ou de ma cousine, alors là, un short neuf… C’est aussi lors de ces vacances que Maman m’a acheté mon premier livre de bibliothèque, Petitou et ses amis, dans la collection Rouge et Or, je ne l’ai pas oublié non plus. Je sortais du CP. Ces vacances ont été merveilleuses pour moi aussi, balades en montagne, jeux dans les herbes hautes autour du chalet… et la fameuse fondue savoyarde, oh oui je m’en souviens … Le bonheur est suspendu à peu de choses, il oscille dans un mouvement de va et vient. Merci petit frère pour cet instant magique ! »

Et vous, quels souvenirs vous viennent en tête quand vous pensez à votre enfance ? Pour témoigner dans la rubrique “Moi, enfant”, deux solutions : vous pouvez écrire vous-même, ou bien vous choisissez de nous parler et nous prenons note de votre récit. Dans tous les cas, il nous faudra une photo, ou une photo de photo ! N’hésitez pas à nous écrire pour en savoir plus.

Montessori et nous : une longue histoire

Dans chaque numéro, depuis janvier 2016, nous abordons un aspect de l’univers #Montessori. Pourquoi ? Parce que votre magazine a été fondé en 1969 pour faire connaître aux parents français la pensée de la pédagogue italienne. Nous tenons à rester fidèles à cet héritage. Pour cela, nous retournons aux sources (aux écrits de Maria Montessori), ou nous partons en reportage pour constater quels échos ont ses travaux dans le monde d’aujourd’hui.

Le mouvement ATD-Quart Monde nous a ainsi aimablement ouvert les portes de son “atelier des 3-6 ans” Montessori, où sont accueillis des enfants ayant pour la plupart “vécu des situations d’errance”. Ce reportage chez ATD-Quart Monde [n°181] nous a permis de revenir à l’esprit dans lequel Maria Montessori a commencé son travail, à l’aube du XXe siècle, alors que les écoles actuelles sont, en France, souvent réservées à une population privilégiée.

Nous avons également fait les focus suivants : Montessori à la maison [n°180] et Montessori à l’école publique [n°182]

Et nous n’hésitons pas à questionner cette frénésie Montessori, bien récupérée par les commerçants et les éditeurs ! Certains de nos articles incitent aussi à la vigilance, comme “Qui peut ouvrir une école Montessori ?” [n°184] et “Peut-on faire du Montessori comme on fait de la poterie ?” [n°185].

Et puis, l’an dernier, des abonnés nous ont interpellés :

“Vous parlez de Montessori, mais en fait, je ne sais pas exactement ce qu’elle prône. Comme tout le monde, je m’en fais une idée, mais je suppose qu’elle n’est pas tout à fait juste. Vous pourriez pas faire un dossier genre “Montessori pour les nuls” ?”

Leurs remarques nous ont fait réfléchir : sans en avoir conscience, nous avions posé comme acquis que tout le monde “savait” quelle était la vision de Maria Montessori… Or, même notre connaissance à nous était lacunaire ! Comment poser les bases sans écrire un pavé ? Nous avons relevé ce défi, en nouant un partenariat avec l’Institut Supérieur Maria Montessori et l’Association Montessori de France.

Avec Isabelle Séchaud, la directrice pédagogique de l’Institut Supérieur Maria Montessori de Lyon, nous avons conçu la série d’articles intitulée “Montessori, c’est quoi, au juste ?“. Elle est déclinée en 3 volets :

  • 1er volet : L’éducation comme une aide à la vie [n°186]
  • 2e volet : Ordre et mouvement pour construire la pensée [n°187]
  • 3e volet : Ecrire, lire et compter, simple question d’apprentissage ? [n°188]

Pour nous, ça a été l’occasion d’un cours particulier de pédagogie Montessori. La chance !

Des tâches de garçons, des tâches de filles ?

“Je me suis rendu compte que j’avais le réflexe de demander à ma fille de débarrasser sa tasse, son assiette, mais que souvent, pour mon fils, je le faisais moi-même.” Cette mère de deux enfants était stupéfaite de ce constat. “Je revendique beaucoup une répartition des rôles équitables entre mon compagnon et moi, constate une autre lectrice, mais j’avoue avoir eu honte quand mes enfants m’ont fait remarquer que je ne passais jamais la tondeuse, ou que je ne savais pas manipuler la perceuse…”

Il faut le reconnaître, on est tellement imprégné de certaines habitudes qu’il est difficile de prendre de la hauteur ! Rédiger le dossier “Une éducation féministe pour mon fils” a bousculé l’équipe de L’Enfant et la vie : même en étant informé et vigilant, on laisse passer plein de stéréotypes ! Ça fait réfléchir…

Être plutôt qu’avoir ? À l’école autrement…

Nous avons eu la chance de voir le film documentaire d’Agnès Fouilleux en avant-première. Plus d’autonomie, plus de coopération, plus de relations avec les autres et avec la nature, voilà ce que proposent les pédagogies actives, voilà ce dont on rêve pour nos enfants… Or c’est ce que proposent les pédagogies dites « actives », parmi lesquelles celles de Maria Montessori ou de Célestin Freinet. Depuis plus d’un siècle, ces pédagogies remettent en question un modèle dominant d’enseignement façonné par l’histoire mais sont restées une « alternative » à celui-ci. La caméra d’Agnès Fouilleux plonge dans des classes ou des écoles qui les mettent en pratique. Elle questionne aussi Philippe Meirieu (membre de notre comité d’experts), Isabelle Filliozat, Isabelle Peloux et Roland Gérard sur ce que pourraient apporter ces approches à une époque où la place du marchand et du virtuel est de plus en plus écrasante. Un film pour nourrir la réflexion des professionnels de l’éducation et des parents.

Sortie nationale le 31 janvier 2018 > Projections

Séparés mais toujours parents

“Notre fils a été au cœur de nos préoccupations lors de notre séparation : comment faire pour qu’il vive ce bouleversement le mieux possible ? Nous avons cherché de l’aide auprès d’un psychologue, ce qui nous a permis de faire le point dans notre couple et de confirmer notre décision de nous séparer, sereinement. Nous avons expliqué à notre fils que nous n’étions plus amoureux, mais que nous nous aimions autrement. « Elle est nulle votre idée ! » nous disait Raphaël. Nous avons accepté sa colère et reconnu qu’il était normal qu’un enfant souhaite que ses parents vivent ensemble. Lorsqu’il faut prendre une décision concernant notre fils, pour faire une activité extrascolaire par exemple, ou si j’ai un problème, comme en ce moment – Raphaël refuse systématiquement de se laver – j’appelle son papa et on cherche des solutions ensemble. Lorsque le papa de Raphaël vient passer le mercredi après-midi, on prend le temps de déjeuner tous les trois. Raphaël nous dit que c’est important d’être ensemble de temps en temps. Notre relation se passe bien. Notre “secret” ? La communication avant tout, la promesse qu’on s’est faite de toujours viser le bien-être de notre fils. Nous ne nous étions jamais nourris de conflits auparavant. Pourquoi commencer maintenant ?”

Sandrine, mère de Raphaël, 5 ans, et séparée depuis 18 mois

Vous pourrez lire l’intégralité du témoignage de Sandrine, ainsi que ceux d’autres parents, et les éclairages de différents psychologues dans le numéro 179. Le dossier est signé Elisabeth Martineau.

 

Que du bonheur

Que du bonheur, c’est le titre du film lancé en mai dernier par l’association SPARADRAP pour sensibiliser les professionnels de la santé dans les maternités et les services de néonatalogie à la technique du peau à peau dite « kangourou ». Ce contact précoce avec le nourrisson a fait ses preuves : on lui reconnaît des bénéfices à court et à long terme, notamment moins d’hyperactivité et de conduite antisociale chez les anciens prématurés. Ce film de 38 minutes est étayé d’interviews de spécialistes dont le Pr Pierre Kuhn, pédiatre au CHRU de Strasbourg, et de jeunes parents. Une version courte de cinq minutes s’adresse à un public plus large et peut être visionnée sur la chaîne Youtube de SPARADRAP. Film disponible à l’achat au prix de 30 euros chez SPARADRAP : www.sparadrap.org – rubrique « Catalogue ». Réalisation et montage : Dalya Naïm

 

“Pronote” inquiète des lecteurs

Nous recevons des courriers de lecteurs très concernés ! Celui-ci revenait sur notre point de vue sur Pronote.

“Je rebondis sur votre excellent éditorial consacré à Pronote. Je l’ai beaucoup apprécié, mais je regrette que vous n’ayez mis en garde votre lectorat sur les dangers potentiels de l’utilisation ultérieure de ces données. À qui appartiennent-elles ? Qui les exploite ?
Les jeunes adultes, au début de leur vie professionnelle, sont parfois confrontés à un passé numérique peu flatteur, déterré par un directeur des ressources humaines utilisant internet à leur encontre : si votre enfant passe une très mauvaise 6e, souhaitez-vous vraiment que cette période de sa vie puisse devenir publique, des années plus tard, sans son consentement ? Moi pas. Je suis inquiète.
Avec la direction et les enseignants, s’il y a des réunions consacrées à ces logiciels, abordez ces questions ! Ne donnez pas votre consentement à l’aveugle ! Lisez attentivement les conditions générales d’utilisation, analysez-les, critiquez-les, débattez-en ! Surtout que le choix d’un logiciel est souvent fait par la direction, qui est peu experte et peu conseillée.
Pourquoi ces données ne seraient-elles pas périodiquement effacées ? Par exemple dès la remise des bulletins de fin d’année ? Pourquoi ne pourriez-vous les effacer vous-mêmes ? Après tout, c’est vous qu’elles concernent, non ? Où sont-elles stockées ? À l’école ? Avez-vous l’assurance qu’elles ne sont pas copiées quelque part ? Que deviennent-elles quand votre enfant a quitté l’établissement ? Ces questions sont importantes et doivent trouver une réponse qui vous convienne. Parce que c’est de nos enfants qu’il s’agit.”

Qu’en pensez-vous ? Aviez-vous déjà songé à toutes les données collectées par ce type de logiciels ?

Sept familles sans clichés

Décidément, le traditionnel jeu des « 7 familles » inspire les redresseurs de torts et de clichés. Nous vous avions conseillé celui qui fait place à tous types de familles : recomposée, maman solo, vivant à la ville, à la campagne, dans une caravane ou ailleurs, etc. En travaillant à notre dossier « Une éducation féministe pour mon fils » (n°187), nous avons découvert celui qu’a créé l’association Si, si, les femmes existent. Intitulé Femmes remarquables, ce jeu de 7 familles présente 42 femmes, pionnières, compositrices, aviatrices, écrivaines, inventrices, peintres et scientifiques, et permet de découvrir que les femmes, comme les hommes, peuvent investir tous les champs de l’activité humaine. Un répertoire évolutif complète le jeu sur le site, que tout le monde peut contribuer à enrichir. Bonne initiative !

Enceinte ? Vous avez des droits !

Violences obstétricales, épisiotomies, actes médicaux non consentis,… des témoignages surgissent dans le débat public. En témoigne par exemple notre entretien avec la blogueuse et lanceuse d’alerte Marie-Hélène Layahe. Les 800 000 femmes qui accouchent chaque année en France se posent légitimement des questions. Pour y répondre, les avocat.e.s de la Force juridique de la Fondation des Femmes ont rédigé un guide pratique qui vise à mieux informer les patientes sur leurs droits et sur les devoirs des professionnel.le.s de santé à leur égard. Sage-Femmes, gynécologues et associations ont été consultées pour mettre au point ce document, à mettre entre les mains de toutes femmes enceintes !

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