Venant de Maman ou de Papa, une remarque comme “On ne travaille pas pour faire plaisir à ses professeurs ou à ses parents” risque plus de déclencher une crise que de précipiter un adolescent à son bureau.

Alors, parents, n’hésitez plus : tournez-vous vers un conseiller d’orientation revenu de l’espace et faites lire aux jeunes de votre entourage cette interview de l’astronaute Thomas Pesquet parue dans Le Monde Campus. Ça passe toujours mieux quand ce sont d’autres qui le disent. Et dans ses paroles, tout est bon, tout est à garder.

Thomas Pesquet atterrit“Et toi, tu veux faire quoi, plus tard ?” Cette question tellement angoissante que nous ne pouvons nous empêcher de poser à tout ado qui passe à notre portée, l’astronaute l’a bien en mémoire : “Je me revois à 16 ans face à une personne qui me demande ce que je veux faire dans la vie, et moi, je ne sais pas. Cela dépend de tant de choses. A cet âge, on n’a pas les armes pour savoir ce qui nous plaît à 100 %. C’est un moment très difficile, qui génère énormément de stress. On a l’impression qu’on doit déterminer toute sa vie.”

Comme nous, il dit aussi sa gratitude envers l’Éducation nationale, non pas pour les seuls apprentissages académiques, mais pour toutes les occasions d’ouverture qu’elle lui a offertes. Il revient aussi sur les “savoirs-être”, les “soft-skills”, le “bas du CV” qui ont sans doute fait la différence pour sa sélection à la Station Spatiale Internationale : “J’ai appris beaucoup de choses importantes après 17 heures”, c’est-à-dire via les activités périscolaires. Ces acquis-là ne sont pas à négliger ! On peut même aider un adolescent à en prendre conscience en listant avec lui ce qui le rend le plus heureux, les moments de la semaine où il “prend le plus son pied”. Car en matière d’orientation, les compétences scolaires ne déterminent pas tout.

“Je n’ai pas de leçons à donner, mais s’il y avait eu des smartphones quand j’avais 18 ou 20 ans, je ne sais pas si j’aurais eu le même parcours.” Le temps que l’on consacre à une chose est volé à autre chose. Nous reviendrons dans notre prochain numéro (n°192) sur le casse-tête éducatif que représentent les écrans dans la vie familiale.

 

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